La vie de l'ESA

L’engagement d’Allianz dans le financement participatif

La finance participative est l’un des modes de manifestation les plus concrets et les plus manifestes des principes de l’économie collaborative. En effet, cette nouvelle méthode de financement (également appelée « crowdfunding » dans le monde anglo-saxon) permet à des particuliers de financer directement des projets personnels et/ou professionnels portés par d’autres particuliers, sans passer par le système bancaire traditionnel.

Ici encore, comme dans tous les autres domaines de l’économie collaborative, la notion de « confiance » est le mot-clé au cœur du processus. Les prêteurs doivent en effet créditer les emprunteurs à la fois d’un « capital confiance » et de « bonne foi » dans leur acte d’appel à financement : cela signifie que les « pairs » qui acceptent de financer d’autres « pairs » (dans le cadre d’un modèle défini comme celui « peer-to-peer ») doivent partir avec le double présupposé qu’il y a, d’une part, un véritable besoin de financement pour le démarrage ou le développement d’un projet, et, d’autre part, que les fonds récoltés dans le cadre de cet appel à la finance participative seront employés à bon escient (et non détournés et/ou employés pour d’autres usages que ceux officiellement annoncés).

Le problème est que le modèle participatif, tout comme l’économie collaborative en général, met généralement en relation des individus qui n’ont pas et n’ont jamais eu de liens personnels avant d’échanger. Par conséquent, à chaque fois que l’on effectue une action dans ce domaine, l’on prend un risque, celui d’être trompé par des personnes cherchant à profiter de ce nouveau système d’échanges.

Pour résoudre ce problème, et pour s’assurer que la confiance demeure bien au centre de ces nouveaux usages, deux leviers sont d’une très grande efficacité : les plateformes de mise en relation entre « pairs », et l’assurance. Les plateformes apportent, en évaluant la réputation, une garantie quant à l’honorabilité des personnes, tandis que l’assurance assure un « filet de sécurité » matériel (au cas où la confiance d’un « pair » aurait été violée par un autre, qui n’aurait, par exemple, pas respecté ses engagements au moment de l’échange collaboratif) permettant aux acteurs de l’économie collaborative de prendre le risque de la « confiance » à l’égard de tiers qui sont, la plupart du temps, de parfaits inconnus.

La plateforme de mise en relation et l’assurance : un cocktail qui a semblé être du goût d’Allianz, puisque cette société d’assurances a investi dans une plateforme de crowdfunding. Comment la compagnie Allianz s’est-elle engagée dans le financement participatif ?

C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article, paru dans l’Argus de l’Assurance, le 16 avril 2015.

Economie collaborative : Allianz France investit dans le crowdfunding

Economie collaborative

Le premier fonds d’investissement d’Allianz France dédié au crowdfunding comporte une enveloppe de 5 à 10 M€.

Allianz France vient de créer un fond d’investissement destiné aux crowdfunding, via la plate-forme de financement participatif dédiée aux startups et sociétés de croissance SmartAngels. Avec une première enveloppe comprise entre 5 et 10 M€ renouvelables, prévue sur une durée d’au moins cinq ans, ce fonds est géré par la société de gestion Idinvest Partners, actionnaire de SmartAngels.

Le principe : les clients de l’assureur investissent en choisissant librement les entreprises présentées par la plate-forme de financement, et Allianz France co-investit automatiquement le même montant, dans une limite de 50 000 € par investisseur et par entreprise. «Innover dans le secteur de l’investissement est une volonté forte d’Allianz France. Nous nous sommes naturellement tournés vers SmartAngels et Idinvest Partners pour investir de manière innovante dans l’économie réelle», indique dans un communiqué Matthias Seewald, membre du comité exécutif d’Allianz France en charge des investissements.

Le crowdfunding expliqué par Allianz France

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Marie Bourdelles

Article publié dans l’Argus de l’Assurance, le 16 avril 2015

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