La vie de l'ESA

Mourez où vous voulez ??

J’ai évoqué récemment la galère à subir lorsqu’il faut entamer un dialogue, seul ou avec un Notaire aidant ou passif, avec les services de certains organismes financiers auxquels les défunts avaient fait confiance de leur vivant. Le processus de transfert des comptes ne s’accélère pas tant que le notaire n’a pas fait signer la déclaration de succession donc la balle est dans le camp conjoint du binôme Notaire –Héritiers identifiés au complet.

Mais rien n’interdit de vérifier, si l’on est suspicieux ou curieux, les frais réclamés par les bancassureurs et les banquiers pour ce qu’ils appellent dans leurs conditions générales respectives : SUCCESSIONS, sises selon les régions de chacun de leurs découpages en Paragraphe 8, voire 9, et à des numéros de pages qui diffèrent. Pourquoi pas ? ils sont libres d’imprimer ce qu’ils veulent mais un peu d’harmonie sous la même bannière pourrait être envisagée surtout quand on s’adresse aux héritiers de disparus possesseurs d’ un actif équivalent .Je n’ai pas entamé un Tour de France du fédéralisme, mais j’ai fait l’effort de me déplacer et de faire collecter par des membres de ma famille, les fameuses CG comme l’on dit dans les conversations d’initiés , sans prétendre à un tableau comparatif exhaustif de toutes les latitudes régionales, ni superposer le découpage géographique propre à mes 3 entités sous surveillance .

L’avoir successoral est transmis, dans la Capitale et en Grande Ceinture, gracieusement au notaire jusqu’à 2000 euros de solde créditeur bien sûr, puis ensuite il est retenu 150 euros de 2001 à10000 euros. Ailleurs un peu au sud au bord de la Loire, c’est 0,80 % de o à 10000 euros avec un minimum forfaitaire de 210 euros ! Je ne peux pas vous abreuver de tous les modèles tellement les « Sapin » en herbe ont développé de subtiles créations originales très vite copiées par les concurrents .Passons aux choses sérieuses que j’ai dû tenter de vérifier : certains de 10001 euros à 100000 prennent un forfait de 310 euros , d’autres 0,80 % de l’actif supérieur à 75000 euros mais une recette minimale absolue de 750 euros . D’autres évoquent les suppléments si le défunt détenait un compte-titres ou un PEA….mais il faut les consulter !
Dans les cas qui me concernent, j’aurai pu si j’avais su, suggérer aux disparus de loger leurs économies à Paris ! Mais à 88 ou 95 ans et une faible connaissance de l’ordinateur et d’internet, ils ne l’auraient pas fait seuls !

J’ai eu la chance depuis 15 ans de voir éclore des comparateurs plus ou moins honnêtes et plus ou moins sérieux- tarifs auto, meilleure Mutuelle, meilleur contrat MRH, meilleur contrat GAV, Dépendance, etc….Je suggère à un diplômé ambitieux et astucieux de se lancer dans la comparaison de ces frais cachés des 15 premiers établissements français, en dosant les organismes à frais métropolitains uniformes et ceux qui appliquent des politiques régionales autonomes , pour dire à ceux qui envisagent ou sentent arriver l’heure de leur disparition : à votre place pour 2016, je déplacerai mes économies vers celui qui détient les lauriers d’Or de notre analyse fouillée et si par hasard vous avez passé 2016 et que vous êtes toujours « vert », suivez nos conseils actualisés pour 2017. Et puis pourquoi limiter le métier à la France ? Les comptes à l’étranger ne sont pas réservés aux nantis ou aux Ministres et faire un business sur 6 ou 7 millions de disparus annuels sera plus rémunérateur que de s’adresser au seul potentiel français !

Au risque d’être taxé de ne pas encourager la création d’entreprise , je confirme mon point de vue précédent : donnez des instructions écrites à vos proches détenteurs d’une procuration sur vos comptes pour siphonner le maximum de vos économies liquides et pour s’occuper juste après , malgré le chagrin, de vos exigences cérémoniales si vous les avez exprimées . Il y aura suffisamment de matière taxable et de problèmes avec l’immobilier, les véhicules et la collection de parapluies bulgares !

Nos hommes politiques ne s’intéresseront pas à ce problème ! Les morts ne sont plus des électeurs ! il faut donc que les héritiers et les consommateurs s’en emparent ! Je rêve de pouvoir vous mettre en ligne la réponse du Ministre alerté de cette problématique….mais je vais d’abord penser à mettre en pratique les avis exprimés auparavant. A suivre ….

François PONSARD

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