La vie de l'ESA

Cérémonie 2013 de remise des diplômes de l’ESA – Discours de Jean-Claude Seys

La cérémonie de remise des diplômes de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) s’est déroulée, comme chaque année, à Paris, et a été présidée, en 2013, par Jean-Claude Seys (Président de L’Institut Diderot, Vice-Président de COVEA, Vice -Président de MMA et Administrateur de la MAAF), qui a ensuite tenu un discours devant l’assemblée afin de livrer son analyse de l’évolution du secteur de l’assurance ces prochaines décennies, au sein de nos économies.

La remise des diplômes à proprement parler a été inaugurée par Alain Morichon (Président délégué de la CSCA, Président du SFAC et Président de l’ORIAS) et Jean-Luc Bertozzi (Président du Conseil de Perfectionnement et Scientifique de l’ESA).

L’autre temps fort de la soirée a été le bref discours de Romain Savoye, Président d’ »Alumni ESA » (Association des anciens élèves diplômés de l’ESA) afin de présenter l’Association devant l’Assemblée. L’association Alumni ESA a pour vocation de créer une communauté des anciens de l’ESA. Pour ce faire, l’association a mis en ligne son site internet (www.alumniesa.com), et a créé un réseau social privé à l’usage exclusif des membres de l’association.

Au cours de cette soirée de remise des diplômes 2013 de l’ESA, ont été honorés et félicités les étudiants des cursus de :

- BTS Assurances,
- Bachelor Assurances,
- Manager de l’Assurance,
- MBA Audit et Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise,
- Part Time MBA Audit et Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise.

Maximilien Becquet de Megille, major du BTS Assurance à l’ESA, a reçu le prix de la CAMEIC, qui lui a été remis par Marc Fombaron, Directeur des relations extérieures de la CAMEIC.

Enfin, la soirée s’est achevée par un cocktail, temps au cours duquel diplômés, professeurs de l’ESA et membres d’honneur de la soirée ont pu échanger et partager un  moment de convivialité.

Présentation de Jean-Claude Seys

Jean-Claude Seys a été le Président d’Honneur de la soirée 2013 de remise des diplômes de l’ESA. Jean-Claude Seys, né en 1938, est un chef d’entreprise français qui a principalement exercé son métier dans le domaine de la banque et de l’assurance. Depuis 2009, il est président de l’Institut Diderot, un think-tank créé sous forme de fonds de dotation, qui a pour vocation de favoriser la réflexion entre les disciplines et les sphères de notre société pour mieux appréhender l’avenir.

Au cours de sa brillante carrière professionnelle, Jean-Claude Seys a notamment été :

- Directeur Général Adjoint de la Caisse nationale du Crédit Agricole,
- Président du Directoire de la Banque Louis Dreyfus,
- Directeur Général puis Président Directeur Général de  MAAF Assurances,
- Président Directeur Général de MMA,
- Fondateur de la société de groupe d’assurance mutuelle Covéa (réunissant, dans un premier temps, MAAF, MMA et Azur-GMF).

Aujourd’hui, Jean-Claude Seys est :

- Président de L’Institut Diderot,
- Vice-Président de COVEA,
- Vice -Président de MMA,
- Administrateur de la MAAF.

Source : Wikipedia

Discours de Jean-Claude Seys lors de la soirée 2013 de remise des diplômes de l’ESA

Dans son discours, Jean-Claude Seys analyse la place de l’assurance dans nos économies modernes, et s’interroge sur l’évolution de ce secteur d’activité dans une société française caractérisée par le vieillissement de la population, et par le développement croissant des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Jean-Claude Seys commence son analyse en posant que « l’assurance est un métier qui est ouvert sur l’économie », en même temps qu’une prestation de services au cœur de notre quotidien – du moins dans nos sociétés occidentales, car « il n’y a rien qui se passe qui ne soit soumis à l’assurance, que ce soit de la vie privée ou de la vie professionnelle ».

Jean-Claude Seys rappelle ensuite que, selon les économistes et dans nos sociétés développées, « l’assurance est un bien supérieur qui progresse plus que le PIB ». Pourquoi ? Parce que, tandis que dans les pays pauvres, les habitants sont concentrés sur le présent (du fait de la plus grande rudesse des conditions de vie matérielles), dans les pays riches, au contraire, la population consacre de plus en plus d’argent pour se protéger contre le futur : en effet, dans les sociétés matériellement aisées, « l’aversion aux risques augmente ». Ces remarques permettent ainsi à Jean-Claude Seys de conclure que « plus une société s’enrichit, plus elle souhaite la sécurité, et donc plus elle va investir dans l’assurance. C’est pour ça que l’assurance progresse plus que le PIB. […] Donc une société qui vieillit est une société dans laquelle l’aversion aux risques se développe. […] Tout cela sont des facteurs qui font que l’avenir est relativement brillant pour l’assurance dans une économie relativement développée, dont on peut espérer qu’elle va continuer à se développer ».

Jean-Claude Seys, dans une deuxième partie de son discours, aborde ensuite la question des produits d’assurances qui vont nécessairement évoluer « puisque les choses à assurer vont changer ». Les nouvelles technologies, par exemple, font apparaître des vulnérabilités tout-à-fait particulières (M. Seys rappelle alors les craintes qu’a fait naître pour les assureurs la mention du « bug du passage à l’an 2000 » – qui n’a cependant jamais eu lieu).

Toujours concernant les nouvelles technlogies, Jean-Claude Seys voit dans ces dernières « un moyen de développer un lien permanent avec [les] assurées ». Cette remarque amène le président de la soirée 2013 de remise des diplômes de l’ESA à conclure que « la vraie vocation des assureurs demain, s’ils veulent survivre, s’ils veulent se développer, c’est de devenir les « anges gardiens » de leurs clients. ».

Puis, Jean-Claude Seys d’ajouter : « Et un ange gardien, ça ne fonctionne pas en badge, ça fonctionne en continu. Et il faut que nous inventions des produits, des services, qui nous permettent de développer cette relation permanente avec nos clients, parce que d’autres le feront, si nous ne le faisons pas. Et en particulier – vous savez que souvent les professions se renouvellent de l’extérieur, et non pas de l’intérieur – on peut penser que demain, si nous ne le faisons pas, les concurrents qui nous remplaceront, seront des gens qui domineront l’information ! ».

Les commentaires de cet article sont fermés.