Pour le monde de l’assurance, comme pour beaucoup d’autres secteurs, 2020 demeurera dans les esprits comme un point de bascule.

Les répercussions de la crise du Covid-19 s’annoncent durables. De fait, elles ont obligé les assureurs à entamer une réflexion quant à l’anticipation de risques de cette ampleur.

Petit tour d’horizon des axes majeurs de cette introspection…

Un tsunami sociétal et fonctionnel

La survenue de la pandémie a surpris le monde entier.

La vague n’a épargné aucun pays. Plus encore, elle n’a épargné aucune branche de la société : d’abord sanitaire, la crise est ensuite devenue économique, puis sociale.

Similaire à un scénario de guerre, un tel contexte a ébranlé le domaine de l’assurance, pour qui la mutualisation des risques est un pilier essentiel. Pilier mis à mal par la multiplicité des appels à l’aide d’une société acculée de toutes parts.

Un tsunami mondial et inédit

De plus, la mondialisation s’est avérée un puissant accélérateur de propagation. Ainsi décuplées, les conséquences de la pandémie ont révélé un profond bouleversement de l’environnement dans lequel le secteur de l’assurance s’inscrit en ce début de XXIe siècle.

Là où beaucoup pensaient l’époque moderne à l’abri d’obscures pandémies assimilées à une Histoire lointaine, la crise a démontré que cette certitude était infondée.

Au regard de ce coup de théâtre et du changement climatique en cours, les assureurs assistent donc à l’émergence de risques hautement complexes, pour lesquels de nouvelles stratégies doivent être mises en place.

Face à l’ampleur d’un tel chamboulement, 2020 s’inscrit ainsi comme le point de départ d’une réflexion inédite : comment rendre possible la couverture d’un risque de pandémie mondiale ?

D’ores et déjà, il semble que les réponses d’ordre unilatéral devront céder leur place à une riposte coordonnée entre Etats et acteurs du monde de l’assurance.

ESA Paris, 05 janvier 2021

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