Dans le domaine de l’assurance, comme dans d’autres secteurs, la gestion du patrimoine n’a pas échappé à la digitalisation, qui l’a profondément transformée. La numérisation comporte de nombreux avantages, tant pour le courtier en assurance ou le conseiller en assurance, que pour leurs clients. Mais quel est exactement son rôle ?

Un meilleur service client pour des tarifs réduits

L’analyse des données permet de mieux connaître les assurés, et donc, de personnaliser davantage l’offre en matière de gestion patrimoniale. Grâce à elle, les conseillers peuvent leur proposer des produits plus adaptés à leur situation personnelle. Ils peuvent aussi mieux prévoir l’avenir, et proposer des solutions plus évolutives.

L’automatisation de certaines tâches (envoi d’emails, gestion administrative des obligations légales, etc.) a permis de rationaliser et d’accélérer l’exécution de ces activités tout en supprimant certaines tâches répétitives. Grâce aux gains de temps qui en découlent, le conseiller en assurance ou le courtier en assurance peut davantage se concentrer sur sa relation avec ses clients. La digitalisation permet aussi de réduire les coûts opérationnels, et donc, de proposer des tarifs plus compétitifs aux assurés.

Une gestion du patrimoine plus efficace

L’introduction des algorithmes a profondément modifié le paysage de la gestion patrimoniale. Car non seulement, des activités de “back office” (la partie administrative), ont été automatisées, mais certaines opérations de placement ont aussi été robotisées. Un robot coûte en effet 5 fois moins cher qu’un courtier en placement.
Les algorithmes ne sont pas sujets à la distraction. Ils obéissent systématiquement et bien plus rapidement que les humains aux ordres qui leur ont été programmés dès que les conditions prévues sont remplies. Ils peuvent gérer des centaines de transactions par seconde. Ainsi, ils interviennent simultanément sur des volumes beaucoup plus importants que ne le ferait un être humain.
De plus, les algorithmes basés sur l’intelligence artificielle acquièrent une autonomie grandissante. Certains sont capables d’élaborer leurs propres stratégies d’investissement. Leur efficacité donne une longueur d’avance aux clients. Ils peuvent mieux saisir les meilleures opportunités du marché.

Une veille économique

Les systèmes d’analyse des données ont également amélioré l’information dont disposent les gestionnaires de portefeuille. Les data-scientists des compagnies d’assurance décortiquent le Big data pour mieux connaître les différents facteurs de risque, cerner la conjoncture économique, et prédire son évolution. Là encore, cela se traduit par une gestion du patrimoine plus fine, avec des gains plus importants à la clé pour les clients des assureurs.

ESA Paris, 25 février 2020

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