Chaque année, les compagnies d’assurance recrutent environ 13 000 personnes. Mais dans ce secteur en pleine transformation, en particulier grâce à la numérisation, les métiers évoluent. La gestion du patrimoine, le métier de courtier en assurance, ou celui de conseiller en assurance, ne sont plus tout à fait les mêmes.

Le mot d’ordre pour le conseiller en assurance : réactivité

La généralisation de l’Internet a en effet modifié le profil des assurés. Les clients des assurances sont de plus en plus avertis. En conséquence, ils se montrent plus exigeants que jamais à l’égard de leur assureur et de leur courtier en assurance. Et en cas d’insatisfaction, ils sont aussi beaucoup plus prompts à claquer la porte. Les compagnies ont donc dû s’adapter à cette nouvelle donne.
Les attentes accrues des assurés en matière de retour ont eu d’importantes répercussions sur les fonctions de conseiller en assurance et de courtier en assurance. Ces professionnels doivent se montrer plus flexibles et plus réactifs.

L’omniprésence de la relation client

Toutefois, la relation client n’est plus de leur seul ressort : elle est devenue transversale. Désormais, on la retrouve dans de nombreux aspects de l’activité d’assurance. Les services communication, marketing, ceux d’analyse des données, ou encore l’informatique, sont tous concernés.
On a ainsi assisté à l’émergence de métiers liés à la gestion des données numériques et de la stratégie digitale, comme ceux de product owner, ou encore de community manager et d’UX-designer, par exemple. Dans ce registre, le métier de data scientist, à la croisée des statistiques, de la gestion de la relation client, et de l’informatique, est sans doute le plus emblématique. De même, la préservation de la sécurité informatique rend nécessaire le recrutement de spécialistes de la cybersécurité.
Les compagnies d’assurance doivent aussi repenser leur organisation pour regagner de l’agilité. Cela se matérialise par le recrutement de spécialistes de la gestion de projets. Enfin, l’évolution de la réglementation, le réchauffement climatique et l’apparition de nouveaux types de risques ont aussi contribué à créer de nouveaux postes.

Digitalisation et gestion du patrimoine

La gestion du patrimoine a elle aussi été transformée par la numérisation, introduite pour optimiser la gestion des portefeuilles, mais aussi fidéliser et développer la clientèle. L’enjeu est de concevoir une gestion de portefeuille de plus en plus personnalisée, grâce à l’analyse des données et l’intelligence artificielle.
Cependant, l’arrivée des robo-advisors (des algorithmes qui ont automatisé les placements) n’a finalement pas détruit la fonction des conseillers patrimoniaux, comme on l’avait prédit. En revanche, elle a permis de la faire évoluer, et de mettre l’accent sur l’aspect humain de cette profession.

ESA Paris, 11 février 2020

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