Une entreprise élabore des stratégies pour atteindre ses objectifs et sa santé se mesure à la croissance de ses bénéfices. Pour préserver son organisation, ses comptes et la sécurité de ses salariés, elle peut compter parmi ses effectifs le manager des risques.

Pourquoi manager les risques ?

En entreprise comme dans la vie, nous sommes confrontés à des événements imprévisibles (inondations, épidémies, vols, incendie…) ou existants (comptabilité fragile), avec en conséquence, des pertes financières. Dans une conjoncture difficile, nier ces paramètres peut s’avérer délétère, voire fatal pour l’entreprise. Il lui est donc primordial d’éviter ou de minimiser l’impact d’une catastrophe.

Comment manager les risques ?

Le manager des risques a pour vocation d’anticiper les menaces, qu’elles soient comptables, structurelles ou externes. Pour ce faire, il analyse la situation de l’entreprise : il établit le diagnostic et présente les résultats. Les faiblesses identifiées, il apporte son expertise, évalue les conséquences, calcule le coût des pertes éventuelles et élabore des stratégies d’évitement ou d’aménagement en cas de crise. Plus concrètement, il fait la lumière sur les corrections comptables à apporter et échafaude des plans de sauvegarde face aux catastrophes pour assurer la continuité de production ou de service de l’entreprise. Pour couvrir les dommages potentiels, le manager des risques prospecte, négocie et met en place des contrats d’assurances adaptés aux sinistres. En tant qu’expert, il sensibilise et forme le personnel sur la prévention et la sécurité en entreprise.

Comment devenir manager des risques ?

Devenir manager des risques nécessite à la fois une expérience managériale solide et un niveau bac +5, obtenu en école supérieure de commerce et de gestion spécialisée en finance, en école d’ingénieur ou encore en école supérieure d’assurances.

Avec son sens de l’analyse et des prévisions, additionnées à ses compétences et ses connaissances, le manager des risques joue un rôle majeur dans la sécurité financière de l’entreprise et dans sa capacité à prévenir les nombreux risques qui la menacent.

ESA Paris, 08 décembre 2020

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