Bien que faisant partie intégrante des contrats d’assurance, le principe de « risque » reste encore aujourd’hui mal compris. Complexe à saisir au premier abord, cette notion importante mérite qu’on s’attarde sur sa signification afin d’appréhender correctement la manière dont fonctionnent les différents types d’assurance…

Le risque en assurance : c’est quoi au juste ?

Le risque correspond dans le milieu assurantiel à la possibilité qu’un accident ou un préjudice se déclare. Toute personne ou toute entreprise souscrit justement un contrat auprès d’une assurance afin que celle-ci prenne en charge les répercussions économiques ou matérielles générées par un tel incident. Sur le plan juridique et technique, cet incident nommé « risque assurable » doit obligatoirement être situé dans le futur, être hasardeux, permis par la loi et non provoqué volontairement par l’assuré.

L’assuré est tenu d’effectuer la déclaration du risque à son assureur afin que celui-ci procède à l’appréciation et à la détermination du prix de la garantie. Cette déclaration se poursuit également si le risque s’aggrave. Par exemple, dans le cas d’une assurance maladie, si celle-ci est valable pour un risque de maladie précis, l’assuré doit déclarer toute contraction d’une autre maladie sous peine que son contrat devienne nul.

Les risques couverts par un contrat d’assurance sont, par ailleurs, modifiables et certains risques font l’objet d’une exclusion légale. C’est notamment le cas des dommages générés volontairement par un assuré qui ne peuvent en aucun cas être garantis par un contrat d’assurance.

Le cas du risque « aggravé »

Les contrats d’assurance font également mention d’une seconde notion de risque moins connue nommée « risque aggravé ». Dans le cas d’un conducteur automobile, par exemple, le risque aggravé désigne une situation dans laquelle un assuré a subi plusieurs sinistres, perdu son permis de conduire, possède un malus trop élevé ou a été contrôlé par les forces de l’ordre alors qu’il était ivre. L’assureur de ce conducteur considère alors ce dernier comme un risque aggravé, ce qui implique d’ailleurs une augmentation du coût de son contrat d’assurance.

ESA Paris, 17 novembre 2020

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