Avec la numérisation, le courtier en assurance ou le conseiller en assurance d’aujourd’hui voient émerger de nouveaux outils pour proposer des offres sur-mesure à leurs clients, que ce soit en matière d’assurance, ou de gestion du patrimoine. Les enjeux de cette digitalisation la rendent incontournable.

Le conseiller en assurance peut bâtir des offres à la carte

La digitalisation de l’économie s’est accompagnée de l’émergence de dispositifs connectés permettant de collecter des données et d’analyser certains aspects de l’existence de l’utilisateur. Nos montres connectées mesurent notre dépense physique ; dans nos maisons, nous pouvons installer des systèmes de surveillance gérables à distance ; nos voitures intègrent des boîtes noires qui enregistrent notre comportement au volant.

Les premières polices “d’assurance comportementale” dans le domaine de l’assurance automobile sont apparues il y a quelques années. Désormais, les demandes d’indemnisation ne sont plus étayées par des formulaires, mais par le constat des faits en temps réel.
Le conseiller en assurance ou le courtier en assurance peut aussi encourager l’abandon de certains comportements à risque de l’assuré, et l’adoption d’habitudes vertueuses (exercice physique, alimentation de qualité, surveillance médicale pointue, etc.) en proposant des polices comportant des primes dégressives.

Une rationalisation qui profite à tous

L’assuré bénéficie d’une couverture totalement personnalisée, à un prix ajusté. L’équipement dans les appareils connectés tend aussi à réduire la fréquence des sinistres, et à allonger son espérance de vie en bonne santé.
De son côté, la compagnie d’assurance profite directement de la baisse du nombre de sinistres, et de la simplification du traitement de ses dossiers. Elle peut également mieux lutter contre les fraudes, et augmenter ses bénéfices grâce à la réduction de ses coûts. Les données collectées lui permettent de concevoir des modélisations pour mieux prévoir l’avenir, et adapter sa structure et son offre en conséquence. Elle s’assure ainsi de demeurer compétitive sur le marché.

La gestion du patrimoine bénéficie aussi des apports de la digitalisation. La numérisation de tâches administratives et de certaines opérations de placement a induit une rationalisation de cette activité. Le client peut en retirer une meilleure profitabilité ; l’assureur, une réduction de ses frais opérationnels.

La digitalisation pose aussi des défis

Toutefois, le caractère intrusif des collectes de données suscite de plus en plus de critiques. Les incitations à mener une vie plus saine peuvent aussi être perçus comme des interférences dans la sphère privée des assurés.
En outre, la digitalisation est vulnérable à la cybercriminalité, et au danger de divulgation de données sensibles. Les compagnies d’assurance ont engagé la lutte contre ces pratiques, et devront y consacrer des moyens toujours plus importants.

ESA Paris, 10 mars 2020

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