Secteur de l’assurance : les professions et les compétences

Le secteur de l’assurance est un secteur très vaste: il comprend l’assurance vie et santé (la protection des personnes, de l’épargne et du patrimoine, l’assurance maladie et invalidité et les assurances retraite et épargne, telles que les retraites complémentaires et complémentaires), l’assurance non-vie (comme par exemple les polices RCA, soit l’assurance auto), l’assurance des biens (comme l’assurance habitation) et bien plus encore.

La diffusion progressive de l’assurance s’est accompagnée d’une diversification parallèle des profils permettant de recevoir des informations, des conseils et de souscrire une couverture d’assurance. Les intermédiaires « historiques », agents et courtiers, sont désormais rejoints par de nombreux autres canaux, tels que :

  • Agents d’assurances, dont la mission principale inclut la vente et la gestion d’un portefeuille d’assurances. Ils travaillent pour le compte d’une ou plusieurs entreprises, opèrent généralement sur une base permanente et représentent également la compagnie d’assurance en cas de litige. Ils reçoivent une commission qui varie selon le type et la valeur des polices vendues ;
  • Courtiers d’assurances : ils agissent uniquement dans l’intérêt du client, plutôt qu’au nom et pour le compte d’une compagnie d’assurance. Ils reçoivent donc un mandat de ceux qui ont l’intention d’assurer, qui leur permet de placer la couverture d’assurance auprès de l’entreprise qui répond le mieux à leurs besoins. Ils établissent les plans d’assurances et s’occupent de la conclusion des contrats y afférents. Ils gèrent également les contrats et protègent les intérêts du client en cas de sinistre. Ils perçoivent également une commission de la compagnie d’assurance, dont le montant varie en fonction de la police souscrite (ils peuvent ainsi être intéressés par la promotion de certains produits plutôt que d’autres) ;
  • Consultants en assurance, les « pigistes » de cette activité : sans aucun lien contractuel avec les compagnies d’assurance, ils fournissent des conseils indépendants et désintéressés à la demande expresse de leurs clients qui, pour ce service, leur versent des honoraires. Ils déterminent la couverture d’assurance nécessaire pour les clients, identifient les compagnies d’assurance qui répondent le mieux à leurs besoins et leur apportent assistance en cas de sinistre. Ils ne reçoivent aucune commission de la part des compagnies d’assurance ;
  • Les agences bancaires et postales, qui vendent des produits d’assurance standardisés (non modifiables), sur la base d’un accord signé directement avec une entreprise. L’un des avantages de ces deux acteurs est d’avoir une présence capillaire dans les régions et des clients déjà fidèles pour d’autres services financiers.
  • Les promoteurs financiers
  • Les opérateurs de la vente à distance par téléphone ou internet (la souscription d’une assurance directe est généralement beaucoup moins chère pour le consommateur qu’un contrat signé devant un courtier ou dans une agence)

Secteur de l’assurance : les tendances

Grâce à la digitalisation, l’assurance est dans une phase de profonde transformation et les compétences requises pour bien exercer ce type d’activité se modifient également. Des profils plus techniques ont fait leur apparition, comme le Risk Manager, l’expert en technologie Big Data ou blockchain.

L’insurtech (soit l’ensemble des technologies destinées au secteur de l’assurance) est d’ailleurs un domaine en pleine croissance. L’investissement dans les nouvelles technologies est et sera de plus en plus essentiel tant pour les agences que pour les entreprises (traditionnelles et en ligne) pour profiler automatiquement le client, proposer la couverture d’assurance la mieux adaptée à ses besoins de manière personnalisée, évaluer les risques et les remboursements en temps réel.

Un autre aspect qui se renouvelle grâce à la digitalisation de l’assurance concerne la relation avec les clients: les acheteurs souhaitent souscrire un contrat facilement, quand ils en ont besoin et pour le temps nécessaire (qu’il s’agisse d’une assurance vie, d’une voiture ou d’un produit financier) et avoir un support client efficace et toujours joignable et disponible. Le rôle des intermédiaires (courtiers, agents et sous-agents) sera toujours important, mais davantage centré sur le côté commercial et le conseil.

Secteur de l’assurance : les compétences et les qualifications

Le rôle de l’agent d’assurance est important et délicat, et il repose sur une relation de confiance avec les personnes qu’il assure: l’agent réalise une analyse des risques, trouve des solutions aux différents besoins d’assurance des clients (protection de la personne, du patrimoine, des activités, des actifs), identifie une couverture adéquate et offre des services de conseil dans le domaine contractuel, rendant la documentation bureaucratique et d’assurance claire et compréhensible.

Le secteur de l’assurance est très technique et articulé et des aptitudes et compétences spécifiques sont alors requises et notamment :

  • Connaissance des caractéristiques des produits d’assurance
  • Maîtrise des systèmes informatiques les plus courants
  • Prédisposition à l’activité commerciale et aux compétences commerciales
  • Compétences en communication et en négociation
  • Mentalité entrepreneuriale, dynamisme et esprit d’initiative
  • Capacité à atteindre des objectifs
  • Compétences organisationnelles
  • Flexibilité horaire, pour s’adapter à la disponibilité horaire des clients
  • Volonté de se déplacer dans la zone pour rendre visite à leurs assurés

ESA Paris, 15 juin 2021

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