Impossible pour les sociétés d’assurance de ne pas constater, avec une certaine appréhension, l’augmentation des catastrophes naturelles engendrées par le changement climatique.

Et cela ne devrait pas s’arranger dans le futur :

  • Inondations de plus en plus fréquentes ;
  • sécheresse impactant l’agriculture et générant les incendies ;
  • tempêtes dévastatrices ;
  • submersion marine.

Un programme climatique peu réjouissant pour les assureurs

Un exemple parmi tant d’autres, d’ici à 2050, les céréaliers perdront 75 % de leur récolte. Les inondations, selon les prévisions, provoqueront jusqu’à 24 milliards d’euros de dégâts en France.

À ce risque, s’ajoute également l’augmentation du niveau de la mer causant dans son sillage la destruction de biens immobiliers.

Des incendies de plus en plus fréquents et importants viendront compléter ce sombre tableau.

Enfin, des tempêtes extrêmement violentes entraîneront la démolition des bâtiments. Il deviendra difficile pour les assureurs d’assumer seuls la charge de ce changement climatique.

Leur solvabilité pour régler les dédommagements futurs pourrait être impactée si le montant des sinistres se révèle supérieur aux réserves investies.

Une hausse inexorable des surprimes à prévoir

La surprime concernant les catastrophes naturelles subira une hausse inexorable dans les années à venir, afin de compenser le surcoût des indemnisations.

Certains conseillers préconisent la prévention par des actions de développement communal antidébordement. Mais cette mesure semble insuffisante comparée aux prévisions alarmantes des climatologues.

L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Supervision (ACPR) table même sur une augmentation des cotisations de 130 à 200 % sur les 30 prochaines années. La plupart des assureurs français envisagent des primes multipliées par deux voire trois d’ici à 2050.

Actuellement, cinq départements français, la Haute-Garonne, la Gironde, les Bouches-du-Rhône, le Tarn et le Tarn-et-Garonne représentent les 2/3 de la hausse de sinistralité.

Le chiffrage financier des futurs cataclysmes peut rendre la profession plus que pessimiste. Si rien n’est programmé pour tenter d’endiguer la progression du changement climatique, s’assurer deviendra un vrai challenge pour les clients. C’est pourquoi ESA Assurances vous propose des formations complètes afin de vous préparer à toutes éventualités.

ESA Paris, 01 février 2022

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