Ces dernières années, il y a eu une indéniable féminisation du secteur de l’assurance. Pourtant, la parité semble encore assez lointaine.

Des mesures prises pour la parité femmes-hommes

Il y a une volonté de respecter la parité des sexes dans les entreprises. Certains groupes tels que Axa ou Allianz mettent en place des programmes pour le développement des carrières des femmes.

D’autre part, les assurances doivent publier leur index public de mesure de l’égalité homme-femme. Le Ministère du Travail a endurci cette règle depuis deux ans. Les entreprises concernées sont :

  • celles qui comptent avec plus de 1000 salariés, depuis le 1er mars 2019,
  • celles confirmées par plus de 250 salariés, depuis le 1er septembre 2019,
  • celles qui ont plus de 50 salariés, depuis le 1er mars 2020.

L’évolution montre une intention de changer la situation. Si les critères ne sont pas remplis d’ici 2023, les entreprises auront des pénalités financières.

Toutefois, les entreprises restent incapables d’établir des échéances. Selon une enquête menée par l’Argus de l’assurance, ces règles ne sont pas toujours respectées. Cela met en évidence une marge de progression en termes de parité dans le secteur de l’assurance.

Des inégalités encore marquées

Les femmes représentent environ 60% de l’effectif global des métiers de l’assurance. En dépit de la féminisation du milieu, elle ne concerne pas tous les niveaux hiérarchiques. La répartition des postes à haute responsabilité demeure déséquilibrée.

Le ROMA de 2019 fournit des chiffres qui dénoncent une disparité encore marquée. 31,5% des postes de direction sont tenus par des femmes et le taux des femmes cadres est de 0,84. Les chiffres montrent une évolution positive mais qui reste loin des objectifs.

Aussi, l’écart salarial entre les hommes et les femmes est encore important dans l’ensemble des secteurs du travail. Il est encore plus marqué dans l’assurance.

Conclusion

Malgré des mesures adoptées, la parité n’est pas encore atteinte. L’évolution est positive mais il reste du chemin à faire.

ESA Paris, 19 janvier 2021

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